En accordant une rallonge de 250 millions de francs à Expo.02, le Parlement a «assez strictement» fixé ses conditions, rappelle Stefan Aeschimann, secrétaire général du Département de l'économie. Il veut notamment que l'économie privée s'engage fermement pour un montant équivalent au soutien total accordé par la Confédération, soit 380 millions de francs. L'objectif est «presque atteint», disent les responsables d'Expo.02.

Le budget proposé par le comité directeur se montera à 1,4 milliard de francs. C'est deux cents millions de moins que celui établi par la direction précédente et cent millions de plus que la limite supérieure souhaitée par Berne, mais pour arriver à ce résultat, Franz Steinegger affirme qu'il a fallu trouver des économies pour 330 millions (Berne en demandait 290) afin de corriger certains coûts précédemment sous-estimés.

Le comité demande aussi à la Confédération une garantie de déficit de 300 millions de francs qui n'existait pas jusqu'ici. Celle-ci devra faire l'objet d'un nouveau message aux Chambres. Au sens strict, on peut donc dire que les conditions fixées en décembre par le gouvernement ne seront pas remplies. Mais lors d'une conversation informelle au symposium de Zermatt, Pascal Couchepin s'est montré confiant. «Grâce à la crise», dit-il en substance, on y voit plus clair aujourd'hui. Et le conseiller fédéral ne semble guère douter que les autorités exécutives et législatives confirmeront leur soutien. Un sentiment que partage Peter Grütter, secrétaire général du Département des finances: «Je crois que le Conseil fédéral a montré sa volonté de faire l'exposition, et il faudra un argument majeur pour qu'il change d'avis.»

J.-C. P.