La librairie Payot est depuis quelques jours dans la tourmente. Au début du mois de juillet, l’Ordre des avocats de Genève a dénoncé à la Commission fédérale contre le racisme sa réédition d’un manuel scolaire du début du XXe siècle, Mon premier livre, dont des passages sont jugés sexistes et racistes, à l’exemple d’un «N comme nègre» dans son abécédaire. Relayée par la Tribune de Genève, cette plainte a provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux, avivée par le contexte des manifestations du mouvement Black Lives Matter. Pour le président et directeur général de Payot SA, Pascal Vandenberghe, cet ouvrage est avant tout un objet du patrimoine scolaire romand. Il défend la démarche de le rééditer.

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