L’administration fédérale se réveille enfin à propos du «passeport covid», désormais appelé «certificat d’immunité» par les instances compétentes. Alors que le 19 décembre dernier, le directeur de l’Office fédéral de la justice (OFJ), Martin Dumermuth, avait déjà évoqué cette problématique le jour où Swissmedic avait donné sa bénédiction au vaccin de Pfizer, il a fallu attendre trois mois pour que la directrice de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), Anne Lévy, annonce qu’un groupe de travail avait démarré ses travaux. C’est donc une course contre la montre qui s’engage car il ne reste que trois mois avant l’été, horizon que s’est fixé l’Office fédéral.

Le problème, c’est qu’il faut désormais travailler dans l’urgence. L’administration a préféré attendre que le parlement crée les bases légales dans le cadre de la loi Covid-19 pour élaborer un document «sûr, infalsifiable et conforme aux principes de la protection des données». A ce manque d’anticipation vient se greffer une nouvelle panne dont l’OFSP devra assumer tout au moins une partie de la responsabilité. En ce début de semaine, le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT), Adrian Lobsiger, a demandé à la Fondation de la plateforme Mesvaccins.ch de la désactiver. Ce préposé a jugé «plausible» une enquête du média en ligne Republik.ch qui a révélé de grosses failles dans la sécurité des données.