Avec Patrice Mugny à sa tête, l'exécutif a marché droit pendant une année. C'est que l'édile de 55 ans ne badine pas avec la discipline. Les élus du parlement en savent quelque chose: ils se sont fait gronder pour avoir trop parlé à la presse au goût du maire vert.

L'homme est susceptible. Parce qu'ils ont refusé de voter son projet contesté de Maison de toutes les musiques, les élus ont eu droit à un mouvement d'humeur du magistrat qui a failli abandonner le projet.

Pour ce fort en gueule, les relations avec le secteur privé sont également difficiles. Lors de la dernière Fête de la communication, le maire regrettait que le financement de cette réunion mondaine de la Genève internationale soit assuré par des privés. Refroidie par la gestion de Patrice Mugny, la Fondation Wilsdorf a retiré sa subvention au Grand Théâtre, dont elle était l'un des piliers.

Spontané et réputé pour son franc-parler, le maire n'a pas évité les gaffes. A l'entendre, «l'UDC pue», et le pays vaudois est «rupestre». Mais il sait aussi user de coups d'éclat pour faire avancer le débat dans certains domaines, comme l'installation de péages routiers qu'il prône pour Genève.

La fin de sa mairie lui laissera le temps de faire avancer enfin les grands projets culturels qu'il a promis de réaliser, comme la nouvelle Comédie et le Musée d'ethnographie.