Il parle du labeur et de la terre comme personne: Antonio Nunes, 53 ans, contremaître à la Tuilerie de Bardonnex et poète ignoré des profondeurs argileuses. Quel effluve, Toni, raconte au mieux ce site industriel où vous travaillez depuis trente-trois ans? «L’odeur de la terre mouillée. Mais je n’aime pas parler de ça. Au Portugal, évoquer cette odeur signifie que quelqu’un va mourir.»