Le directeur général des Chemins de fer fédéraux (CFF) Andreas Meyer estime dans la presse dominicale que les prix des billets de train seront stables à l’avenir. Ils pourraient même baisser, ajoute-t-il, pointant la concurrence de la route. «J’en rêve», assure-t-il.

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«Les constructeurs automobiles veulent rendre meilleur marché les trajets en voiture […] Voilà pourquoi nous travaillons à éviter toute hausse des prix sur le trafic grandes lignes jusqu’en 2020», déclare Andreas Meyer dans un entretien diffusé dimanche par Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung.

Programme d’économie

Il souligne que «le potentiel de la route est considérable». Il pointe notamment les véhicules autonomes qui vont diviser «par deux» les coûts au kilomètre pour les transports de marchandises et de personnes. Face à la menace du secteur routier, les CFF tablent sur un programme d’économie RailFit, qui fera baisser les «coûts de 1,2 milliard de francs d’ici à 2020».

Ils misent également sur un meilleur taux de remplissage des wagons. «Les clients prendront plus le train» à l’avenir, affirme le patron des CFF. Actuellement, «on est à 20% d’occupation à peine dans le trafic régional» et «à 30% dans l’interurbain. C’est trop peu», reconnaît-il.

Pour atteindre cet objectif, «il faut encourager la flexibilisation du temps de travail, afin que tout le monde ne soit pas en chemin au même moment», explique Andreas Meyer. Il pointe aussi la stratégie des prix incitatifs. Il note que les CFF proposent déjà des billets à prix réduit, n’excluant pas «que les trajets aux heures de pointe ne deviennent un jour plus chers».