La coalition hétéroclite qui s'oppose au regroupement à Genève de l'Ecole romande de pharmacie a perdu l'un de ses piliers. Après avoir participé activement à la récolte des signatures pour le référendum, la Fédération patronale vaudoise renonce à mener campagne. «Un vote à main levée lors de notre dernier comité a montré qu'il y avait vraiment trop de doutes et d'hésitations pour s'engager plus avant», explique le secrétaire général, Jean-François Cavin.

La Société vaudoise de pharmacie, qui est à l'origine du référendum, n'a pas réussi à convaincre l'assemblée patronale. Celle-ci semble plutôt avoir redouté que l'opposition au déménagement de la pharmacie lausannoise ne finisse par mettre en danger la création du centre de génomique prévu dans le cadre de la collaboration triangulaire des hautes écoles lémaniques, un projet auquel l'organisation patronale souscrit entièrement.

Le caractère hétéroclite du rassemblement des opposants au regroupement de la pharmacie à Genève pose également des problèmes au sein du mouvement étudiant. La perspective de devoir mener un combat côte à côte avec la droite nationaliste de la Ligue vaudoise y crée des tensions.