Le contraste est saisissant. Mercredi, 600 fonctionnaires genevois faisaient grève devant le mur des Réformateurs pour défendre leur augmentation de salaire (l’annuité que le parlement s’apprête à leur refuser). Jeudi, 600 cafetiers-restaurateurs et commerçants manifestaient à Plainpalais pour qu’on sauve leur gagne-pain. «Laissez-nous travailler», «Qui va payer l’addition?», «Je ne veux pas mourir dans mon commerce», pouvait-on lire sur leurs banderoles, pendant que le président de l’Association des cafetiers, restaurateurs et hôteliers de Genève, Laurent Terlinchamp, chauffait la foule: «Alors, les patrons, ils savent faire des manifestations, ou pas?»

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