Les amoureux de la montagne ne rechignent habituellement pas à évoquer leurs aventures vécues lors de la célèbre Patrouille des glaciers (PDG). Du départ de Zermatt ou d’Arolla au cœur de la nuit à l’arrivée à Verbier quelques heures plus tard, au bout de l’effort: les souvenirs restent ancrés dans les mémoires. Mais depuis plusieurs mois, les langues se déliaient bien moins facilement. Evoquer le nom de la mythique course suffisait à rendre ses interlocuteurs méfiants, voire muets. Car les années impaires, personne n’est censé parler de la manifestation bisannuelle, mais 2021 est l’exception qui confirme la règle. Depuis près de huit mois, l’épreuve de ski-alpinisme est au cœur d’un imbroglio qui ternit son image et secoue autant l’Etat du Valais que la Confédération et son armée. Une affaire qui a connu un épilogue, ce lundi, avec l’annonce d’un changement structurel profond dans l’organisation de la manifestation. L’armée s’est engagée à organiser la course pour les quatre prochaines éditions, soit jusqu’en 2028.

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