Le PDC Suisse est en pleine introspection. Il cherche le moyen d’infléchir sa courbe électorale, qui ne cesse de décroître depuis de nombreuses années et qui frôle désormais la barre des 11%. Mais il croit avoir trouvé la solution: changer de nom pour donner le signal d’un nouveau départ et abandonner le «C» de chrétien, dont la connotation religieuse lui ferait perdre bon nombre d’électeurs. Le tout en fusionnant avec le Parti bourgeois démocratique (PBD).

Selon un sondage réalisé par l’institut de recherche gfs.bern, la majorité des membres du parti (53%) estime que la référence chrétienne est un frein pour attirer de nouveaux électeurs. En dehors du parti, ce chiffre monte jusqu’à 79%. «Lorsque l’on constate cela, on doit avoir le courage de se poser la question du changement de nom», souligne le conseiller aux Etats jurassien Charles Juillard. L’actuel vice-président du PDC Suisse ajoute: «Nous arrivons à un seuil critique qu’il faut éviter de franchir pour ne pas perdre notre siège au Conseil fédéral.»