Politique

Au PDC, Gerhard Pfister seul en lice pour succéder à Christophe Darbellay

Le Grison Martin Candinas renonce, notamment pour des raisons familiales. Laissant la voie libre au Zougois Gerhard Pfister

Le prochain président du PDC a de fortes chances de s’appeler Gerhard Pfister. Bien que décrié au sein même de son parti, le Zougois de 53 ans sera vraisemblablement le seul candidat à la succession de Christophe Darbellay. Après le conseiller aux Etats soleurois Pirmin Bischof, le conseiller national grison Martin Candinas a annoncé mardi qu’il renonçait à se porter candidat. Il l’a annoncé au président de la commission de sélection des candidatures, le conseiller aux Etats Konrad Graber (PDC/LU). Le délai court jusqu’à la fin du mois, mais on voit de plus en plus mal qui d’autre pourrait se lancer dans la course.

Raisons familiales

Martin Candinas motive notamment sa décision par des raisons familiales. «Père de trois enfants âgés de 1 à 6 ans, il m’importe de pouvoir leur consacrer du temps. Ce n’est déjà pas très simple avec mes nombreuses activités actuelles», écrit-il dans un communiqué. Il reste membre de la présidence du Parti démocrate-chrétien et poursuivra ses activités de conseiller national. En parallèle, souligne-t-il, il est membre de dix organisations, ce qui lui prend également du temps.

«Je suis convaincu que les délégués du PDC éliront en avril un très bon président et une excellente présidence dans laquelle toute la diversité du parti sera représentée», conclut-il. Ce président sera très vraisemblablement Gerhard Pfister.

Deux candidats en discussion

Interrogé par Le Temps, le Zougois se sent capable de représenter les différents courants du parti, cela en dépit du fait qu’il est le plus à droite de tous les parlementaires démocrates-chrétiens et qu’on lui reproche d’être parfois cassant et brutal. «Comme il est candidat à la présidence, il arrondit les angles et fait tout ce qu’il peut pour se faire accepter. Mais, en temps ordinaire, c’est tout juste s’il dit bonjour», accuse ainsi l’un de ses ennemis. A ceux qui le critiquent, Gerhard Pfister répond: «Apportez votre pierre à l’édifice».

Deux autres présidents doivent être remplacés. A l’UDC, le Bernois Albert Rösti semble adoubé à l’avance pour succéder à Toni Brunner. Au PLR, la succession de Philipp Müller se jouera apparemment entre le Bernois Christian Wasserfallen et sa collègue du Conseil national Petra Gössi, du canton de Schwyz.

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