Le PDC se profile comme le parti de la famille et des PME. Sur ces questions centrales, peu de divergences. Celles-ci n'apparaissent que lorsque les instruments proposés pour améliorer le statut des familles et des entreprises coûtent de l'argent à l'Etat. C'est alors que la frange conservatrice, accrochée à l'équilibre budgétaire comme un bon radical ou un bon UDC, se réveille et donne de la voix. Cette frange-là a été particulièrement déçue de la non-réélection de Christoph Blocher, en qui elle voyait le plus solide rempart contre le gaspillage des deniers publics.

Une nouvelle source de conflit est apparue récemment, lorsque le PDC s'est acoquiné avec la gauche pour soutenir des projets écologiques, comme la taxe CO2 sur les combustibles. Et les fiançailles opportunistes avec les Verts libéraux, avec qui le PDC compose un groupe parlementaire commun sous la Coupole, n'ont pas été du goût de tous. Car la politique climatique s'accompagne précisément de mesures incitatives pas forcément conciliables avec la volonté de baisser les impôts et d'imposer à l'Etat un régime minceur.