Ces propositions seront débattues lors de l’assemblée générale du PDC le 24 avril à Coire. «Nous pourrons ensuite en discuter avec les autres partis», a précisé devant la presse son président Christophe Darbellay, interrogé sur la faisabilité de ces mesures. Et de préciser que les changements proposés ne se réaliseront pas «en deux coups de cuillère à pot». Les démocrates-chrétiens disent militer pour «une médecine de qualité au meilleur prix et un allégement de la charge des primes pour la classe moyenne.»

Cinq régions

Côté couverture en soins, le PDC mise sur un découpage de la Suisse en cinq régions, définies par les cantons via des concordats. Au centre de chacune, un hôpital assurera la médecine de pointe. Pour les soins de base, les cabinets privés devraient céder le pas à des «centres de santé», aux heures d’ouverture répondant aux besoins des patients et travaillant en réseau. Ces réseaux de soins seraient la norme, qui seule donnerait droit à des réductions des primes. Le PDC voit aussi dans ces centres un moyen de lutter contre la sous-couverture médicale dans les régions périphériques.

Répartition identique des coûts

Côté financement, les démocrates-chrétiens souhaitent une répartition identique des coûts dans tous les domaines: 30% pour les pouvoirs publics, le reste pour l’assureur. La charge totale devrait rester la même pour chaque acteur. Actuellement, l’Etat participe davantage au financement des hôpitaux pour les soins stationnaires mais les caisses maladies assument l’entier pour les soins ambulatoires (hôpitaux et cabinets médicaux).

Chasse aux soins onéreux

Les plans du parti passent aussi par un contrôle systématique et régulier de la liste des prestations remboursées. Le PDC pointe du doigt les nouveaux médicaments onéreux contre le cancer et l’acharnement thérapeutique. Si ces prestations n’apportent pas de plus-value au patient, il faut les biffer du catalogue.

Questionnés sur l’ampleur des restrictions souhaitées, les représentants du parti se sont défendus de vouloir une médecine à deux vitesses et ont souligné la nécessité d’un dialogue avec le personnel médical pour trouver la meilleure solution pour le patient.

Autres revendications: l’introduction de soins palliatifs à l’échelle nationale ainsi qu’une politique de prévention plus ciblée et moins chère. Pour lutter contre l’obésité, il vaut mieux inciter les enfants à manger une pomme à la récréation que couvrir le pays d’affiches inutiles, a lancé Christophe Darbellay.

Pas de caisse unique, ni nationale ni cantonale, en revanche dans le programme du PDC. Ce dernier n’y voit pas une solution aux problèmes existants.