Le PDC du canton de Zu-rich ne s'est pas remis d'avoir perdu son siège au gouvernement zurichois lors des dernières élections qui se sont déroulées en avril. Encore «frustrés et fâchés», les délégués du parti ont refusé, dans une séance tenue à huis clos mercredi soir, de soutenir explicitement le «couple» bourgeois candidat cet automne pour le Conseil des Etats, formé par l'UDC Hans Hofmann et la radicale Trix Heberlein, et ont décidé la liberté de vote.

Le PDC se sent en particulier mal traité par l'UDC zurichoise qui, en refusant de soutenir les autres candidats bourgeois au mois d'avril, avait ainsi favorisé l'entrée de la socialiste Regine Aeppli au Conseil d'Etat. Le comité du PDC zurichois recommandait pourtant à ses délégués de monter sur le train bourgeois pour Berne. Il pensait surtout à l'avenir. Car, avec 6,5% de suffrages au niveau cantonal, le PDC n'est pas en position de force pour reconquérir seul un siège au gouvernement. De plus, le président cantonal Urs Hany est déjà membre du comité de soutien au tandem bourgeois pour le conseil des Etats.

Les délégués, encore sous le choc, ont refusé de se montrer «stratégiques» et ont voulu renvoyer l'ascenseur à l'UDC. Le président de l'UDC zurichoise Christoph Blocher ne prend pas la situation au tragique: «Cela confirme que le PDC n'est pas un partenaire fiable», a-t-il déclaré au Tages-Anzeiger. Même son de cloche pour Ruedi Noser, président du Parti radical: «La base du PDC vote de toute façon pour des candidatures bourgeoises.» Pour le Conseil national, la situation est claire: le PDC a déjà décidé depuis longtemps de partir seul, alors que l'UDC et le Parti radical se sont prononcés pour un apparentement.