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(Armando Brügger) 
© Armando Brügger

Nature

A peine nés, les louveteaux du Calanda sont déjà menacés

Le Conseil fédéral facilite les tirs de régulation le jour où est annoncée la naissance de six louveteaux près de Coire

«La louve F07 et le mâle M30 ont le plaisir d’annoncer la naissance de six petits au sein de la meute du Calanda.» Cette nouvelle a été communiquée mercredi. Hasard du calendrier, c’est également ce mercredi que le Conseil fédéral a présenté son projet visant à faciliter l’abattage de certaines espèces protégées qui sont sources de conflits.

La meute du Calanda n’a qu’à bien se tenir. Elle agite les esprits depuis qu’elle a été observée dans le massif du même nom, situé à la frontière entre les cantons des Grisons et de Saint-Gall. La présence du loup dans cette région remonte à la fin des années 90. Les premiers louveteaux sont nés en 2012. Récemment, Georg Brosi, inspecteur de la chasse et de la pêche pour le canton des Grisons, confiait au «Temps» que la meute était vraisemblablement composée de dix à douze loups et qu’elle était acceptée par la population, sauf lorsque des bêtes s’approchent des villages à la recherche de nourriture.

Lire aussi: Loups et hommes au Calanda, chronique grisonne d’une cohabitation réussie

L’automne dernier, les autorités grisonnes avaient ainsi autorisé l’abattage d’un ou deux loups durant l’hiver. Ce qui n’a pas été nécessaire étant donné que la saison a été plus clémente que d’habitude et que les bêtes se sont tenues à l’écart des habitations.

Révision de la loi

A Berne, c’est justement un Grison, le conseiller aux Etats Stefan Engler (PDC), qui a demandé que la coexistence du loup et de la population en montagne soit réexaminée, en tenant mieux compte de l’apparition de meutes. Le Conseil des Etats et le Conseil national lui ont donné raison. La révision de la loi telle que proposée mercredi par le Conseil fédéral concerne le loup mais aussi le lynx, le castor ou encore le cormoran, source de dégâts considérables ou de danger pour l’homme, en dépit de mesures préventives raisonnables.

Quoi de neuf par rapport à la législation actuelle? Il est déjà permis d’effectuer des tirs de régulation lorsque des dégâts importants sont constatés. Un canton peut alors délivrer des autorisations de tir avec l’accord de l’Office fédéral de l’environnement. La législation va plus loin. Les cantons pourront intervenir après consultation avec l’administration fédérale sans avoir à prouver un dommage concret.


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