Horaire CFF

Les pendulaires de l’Arc lémanique devront changer leurs habitudes

Les horaires CFF vont connaître d’importants changements le 9 décembre. Simultanément, l’offre TGV vers la France se diversifie

C’est le grand chambardement. Le nouvel horaire CFF, qui entre en vigueur le 9 décembre, va considérablement modifier les habitudes des pendulaires du bassin lémanique. Nouvelles dessertes, changement des correspondances, modifications des temps de parcours: les usagers devront prendre de nouvelles habitudes. «Un train sur deux change d’heure de départ ou d’arrivée. Avant de prendre le train, il est conseillé de consulter l’horaire», recommande François Gatabin, coordinateur régional des CFF pour la Suisse romande. Du personnel sera à disposition dès le 9 décembre dans les gares, sur les quais et dans les trains pour informer les clients.

L’horaire Romandie 2013 comprend plusieurs changements majeurs. Ainsi, treize rames à deux étages, offrant 337 places chacune, circuleront entre Genève et Lausanne, avec prolongement en alternance en direction de Palézieux/Romont ou de Vevey, cela à la cadence semi-horaire. Ces trains desserviront Coppet, Nyon, Gland, Rolle, Allaman, Morges et Renens. Aux heures de pointe, ils circuleront en formation double, ce qui mettra chaque fois 674 sièges à disposition. Les CFF espèrent ainsi écarter les critiques émises par les passagers qui ont dû parfois voyager debout. «L’offre en places assises augmente de 33%», résume François Gatabin.

Mais d’autres compositions ne s’arrêteront plus dans ces localités intermédiaires. Les InterRegio Genève-Lausanne-Berne-Lucerne ignoreront les haltes de Palézieux et de Romont, ce qui raccourcira la durée du trajet de cinq minutes entre Lausanne et Fribourg-Berne. En revanche, le RER fribourgeois offrira une cadence à l’heure entre Berne, Fribourg, Romont et Bulle.

Les InterRegio Genève-Lausanne-Brigue ne s’arrêteront plus à Gland ni à Renens, de sorte que, aux heures de points, le Valais se rapprochera de Genève de onze minutes. Enfin, les ICN reliant Zurich, Bâle, Bienne et Neuchâtel à Genève «sauteront» Nyon et Morges. Conséquence: quatre minutes de moins.

Ce changement a cependant provoqué des réactions lorsqu’il a été annoncé (LT du 23.02.2011). De sorte qu’un compromis a dû être trouvé, explique François Gatabin. Aux heures de pointe, c’est-à-dire entre 6h et 8h30 et en fin de journée, ces compositions feront quand même halte à Nyon et à Morges, profitant du fait que le trafic marchandises est moins important à ces heures-là. Et des trains supplémentaires sont ajoutés entre Morges et Yverdon-les-Bains, afin de répondre aux besoins des étudiants qui se rendent dans le Nord vaudois ou à l’EPFL. «L’amélioration est sensible pour 95% des 250 000 Romands qui prennent le train tous les jours», calcule François Gatabin.

Simultanément, dix-neuf nouvelles rames TGV feront leur apparition entre la Suisse et Paris. Elles remplaceront les anciennes, vieilles de 25 ans. Directeur de TGV Lyria, Alain Barbey annonce plusieurs modifications dans l’offre grande vitesse entre la Suisse et la France. La relation Lausanne-Vallorbe-Paris sera raccourcie de quinze minutes grâce à des améliorations du côté français. Sous le label Lyria Méditerranée, un aller-retour quotidien sera mis en service entre Genève et Marseille, Genève et Nice, Genève et Montpellier. Dès le 22 décembre, une liaison hivernale Brigue-Lille sera proposée, dans l’espoir de canaliser la clientèle britannique vers les montagnes valaisannes.

Quant à la ligne Paris-Neuchâtel-Berne, elle sera prolongée jusqu’à Interlaken. Mais pour combien de temps? Alain Barbey ne cache pas que la liaison entre les deux capitales souffre d’un problème de rentabilité. L’ouverture du TGV Rhin-Rhône a détourné une bonne partie de la clientèle vers Bâle, car le trajet entre Berne et Paris est plus court. Au point que l’avenir de la ligne Paris-Neuchâtel-Berne paraît assez sombre. Dans un premier temps, on estimait que la double paire de trains quotidiens serait maintenue au moins jusqu’en 2014, mais, dans l’Arc jurassien, on craint qu’elle soit abandonnée à fin 2013 déjà. A moins que le prolongement vers Interlaken ne lui assure son salut.

Le revers de la médaille, c’est l’augmentation des tarifs. L’accord passé avec le surveillant des prix fixe la hausse moyenne à 5,2%. Elle sera de 3% en deuxième classe et de 6,5% en première classe.

Aux heures de pointe, l’offre en places assises augmente de 33% entre Genèveet Lausanne

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