La nouvelle péréquation financière et la loi relative à la recherche sur les cellules souches embryonnaires ont de bonnes chances d'être acceptées en votations, le 28 novembre prochain. C'est ce que révèle le second sondage de SRG SSR idée suisse, effectué entre le 8 et le 13 novembre derniers, auprès de 1200 personnes. Les deux objets passent, pour l'instant, la barre des 50% d'intentions de vote positives. Le régime financier n'a pas été intégré à l'étude.

Si 53% des sondés (52% en octobre) ont d'ores et déjà prévu de glisser un oui dans l'urne pour la réforme de la péréquation, 15% (13% il y a un mois) n'en veulent toujours pas. Même si les indécis sont moins nombreux que lors du premier sondage, 32% au lieu de 35%, leur potentiel à faire pencher la balance demeure important. Pour Reto Nause, secrétaire général du PDC et partisan du oui, les dix prochains jours seront d'une importance capitale. Pour convaincre les personnes sans opinion, le démocrate-chrétien compte sur l'appui des cantons et des communes. «Nous avons besoin de leur engagement pour pouvoir l'emporter», explique-t-il. Selon lui, les électeurs se sentent peu concernés par ce dossier très technique. «Nous devons donc être actifs sur le terrain. Des actions cantonales se multiplient un peu partout», se réjouit Reto Nause. Pour lui, la péréquation ne concerne pas seulement Zoug et les handicapés. Ces derniers et les organisations qui les chapeautent ont encore du travail à faire. Selon l'étude réalisée par l'Institut Gfs de Berne, leurs arguments sont les seuls à pouvoir encore influencer les indécis. Josée Martin, coordinatrice romande de la campagne des handicapés contre la péréquation, avoue pourtant avoir bientôt joué toutes ses cartes. 54% des Alémaniques, 52% des Romands et 42% des Suisses italiens soutiennent la réforme.

Soutien moins marqué

La loi sur les cellules souches est également toujours donnée gagnante, même si ses partisans sont moins nombreux que lors du premier sondage: 52% de la population l'accepteraient, si le vote avait lieu aujourd'hui, contre 60%, il y a un mois; 30% des personnes interrogées sont contre, soit 5% de plus qu'auparavant; 18% des sondés n'ont pas encore pris de décision. Les opposants ont surtout gagné du terrain au sein de l'électorat de l'UDC. Ils n'étaient que 26% à prévoir de voter non à la loi, au mois d'octobre, ils sont à présent 40%. Les Romands sont les plus fervents défenseurs du projet avec 68% de oui, contre 45% en Suisse alémanique et 56% en Suisse italienne.