La semaine de relâche et la crise financière ont mis du baume au cœur du chef de la Défense. L'accalmie ne sera toutefois que de courte durée pour Samuel Schmid. En marge des spéculations sur sa démission, une série de dossiers, qui sont autant de périlleuses échéances pour le Bernois, se profilent à l'horizon.

• Commission de sécurité

Le chef du DDPS se retrouvera face à la commission de politique de sécurité du Conseil national les 27 et 28 octobre. Au programme: la loi sur l'armée (LAAM), qui prévoit les engagements des soldats de milice à l'étranger et le programme d'armement 2008, qui comprend la mise à niveau des F/A-18 pour 400 millions de francs.

Un double échec se dessine. En mai dernier déjà, une courte majorité de la commission s'était opposée aux cours de répétition à l'étranger. Dans le cas du programme d'armement, tout dépend des intentions du ministre. S'il reste aux commandes, les membres UDC de la commission voteront certainement contre ces nouvelles dépenses.

• Retour sur l'affaire Nef

Fin novembre, la sous-commission de gestion rendra un premier bilan avec, à la clef, l'établissement et la vérification des faits dans l'affaire Nef. Ces premières conclusions ne manqueront pas de braquer à nouveau les projecteurs sur l'événement politique de l'été.

• Double échec au parlement?

Au début de la session d'hiver, la loi sur l'armée ainsi que le programme d'armement 2008 seront à l'ordre du jour sous la Coupole. Désamorcer, au National, l'alliance entre l'UDC et la gauche semble difficile. D'un côté, le camp rose-vert n'est pas prêt à faire des concessions sous prétexte de sauver Samuel Schmid. De l'autre, l'UDC n'est susceptible de changer son fusil d'épaule qu'en cas de départ du Bernois. Faute de compromis, le National pourrait donc rejeter une deuxième fois l'ensemble du paquet d'armement, ce qui signerait purement et simplement son abandon.

• La vice-présidence

Le 10 décembre se jouera la nomination du Bernois à la vice-présidence. La majorité des parlementaires ont d'ores et déjà prévenu qu'ils ne comptaient pas l'élire, ce qui constituerait pour Samuel Schmid un nouveau coup dur.

• Nouveau chef de l'armée

Promise avant la fin de l'année, la nomination du remplaçant de Roland Nef sent déjà le soufre. D'autant plus si Samuel Schmid le choisit après avoir annoncé sa démission.