Rassemblement

Les pertes de l'UDC aux fédérales «font très mal» à Albert Rösti

L’assemblé post-électorale des délégués du parti, à Niederglatt (ZH), a été l’occasion pour son président de critiquer le bilan des élections, de remotiver ses troupes et de répéter son opposition à l’accord-cadre

Les pertes de sièges aux fédérales «font très mal» à l’UDC. Mais le parti est motivé, car la Suisse a plus que jamais besoin d’une UDC forte, a déclaré le président Albert Rösti.

«Bien sûr que je ne suis pas du tout content» des résultats des élections fédérales. Les pertes en pourcent et en sièges «sont trop élevées», a ajouté Albert Rösti en ouvrant l’assemblée des délégués de l’UDC samedi à Niederglatt (ZH). Les deux conseillers fédéraux Guy Parmelin et Ueli Maurer étaient présents.

Avec les sections cantonales, «nous devons et nous allons analyser sans tabou où des fautes ont été commises et quelles mesures doivent être prises». Le président du parti constate que les sections cantonales qui ont le plus perdu sont celles qui sont en proie à des disputes internes, dont les membres ne sont pas sur la ligne du parti et qui ne travaillent pas assez.

Attitudes honteuses

«Ces attitudes sont honteuses, a clamé Albert Rösti. Ça doit être évité à l’avenir. Les intérêts du parti doivent toujours passer avant les intérêts personnels.» Le président a encore affirmé être motivé, «car la Suisse mérite et a plus que jamais besoin d’une UDC forte».

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Albert Rösti constate que le Conseil fédéral et les organisations économiques font tout actuellement pour que la gauche et les syndicats ne s’opposent plus à l’accord-cadre avec l’Union européenne. La question n’est plus de savoir si ça se produira, mais quand ça se produira.

À ce moment-là, l’UDC sera le seul parti qui pourra montrer à la population que la Suisse ne doit en aucun cas signer cet accord-cadre pour ne pas perdre sa liberté, son indépendance, son fédéralisme, sa sécurité et sa stabilité, a encore insisté Albert Rösti. «Nos adversaires savent que l’UDC est à même d’empêcher un nouveau rapprochement avec l’UE, comme il y a 27 ans lors de la votation sur l’EEE».

Tous contre l’UDC

C’est pourquoi ces adversaires politiques n’ont pas abordé cette thématique lors des élections, estime le président de l’UDC. La volonté commune «d’infliger une défaite cinglante à l’UDC a finalement échoué». Pour la sixième fois lors des élections fédérales, l’UDC est de loin le parti le plus fort, s’est félicité Albert Rösti.

Le parti est en position de force pour la nouvelle législature. En raison du déplacement des forces au parlement, l’UDC devra recourir aux votations populaires pour atteindre ses objectifs, a conclu le président du parti. Le message de plus d’un quart des électeurs est clair: il faut préserver la liberté de la Suisse, freiner l’immigration et empêcher des nouveaux impôts et taxes avec un référendum contre la nouvelle loi sur le CO2.


Non aux logements abordables

L'UDC recommande de voter non à l'initiative populaire pour «davantage de logements abordables» soumise au peuple le 9 février. Pour le parti, ce texte porte atteinte au droit de la propriété privée inscrit dans la Constitution fédérale.

Par 334 voix contre 2 et 2 abstentions, l'assemblée des délégués réunie samedi propose de rejeter l'initiative. Les quotas prévus dans le texte et les «atteintes aussi graves» au droit de la propriété privée «sont faux par principe».

L'intervention de l'Etat dans ce domaine n'est pas nécessaire, estime le conseiller national Hansjörg Knecht (UDC/AG). Les forces du marché suffisent à régler ce secteur. Jamais durant les 20 années écoulées le nombre de logements vides n'a été aussi élevé. Cette offre excédentaire a ralenti le développement des prix. C'est donc bien le marché qui veille à l'existence de logements abordables, a souligné l'Argovien. 

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