Il est en vente depuis quelques jours. Mais c'est aujourd'hui que le Petit Futé consacré à Lausanne et à la Riviera vaudoise s'offre officiellement à la ville et au public (à la Fnac dès 15h30). Près de 300 pages bourrées d'informations tirent le portrait détaillé de la région. Avec une préface de Daniel Brélaz, son syndic vert.

Aux ordres de Laure de Gonneville, journaliste cosmopolite, un temps à 24 heures, enquéteurs et collaborateurs indigènes ont rassemblé la richesse composite des lieux. Le guide mêle le renseignement utile au touriste comme à l'habitant un rien étranger chez lui, à l'envie de raconter us et coutumes, histoire et gens du pays.

Lausanne en sort grandie. Elle en devient idéale, olympique, justement. Traditionnelle et branchée, urbaine et paysanne, annonce le guide, nantie d'une offre culturelle d'envergure, sans parler de sa douceur de vivre entre lac et montagnes. Et puis la recherche, l'EPFL, Nestlé, Jacques Chessez, Jean-Stéphane Bron, le papet vaudois et le trou du Métro à St-Laurent.

A lire les textes, la ville et la Riviera assument un caractère exemplaire. Suisses parmi les suisses. Les rues sont propres et le respect des règles omniprésent, s'amuse le Petit Futé. Dans ce monde parfait, le guide laisse l'écologie frayer avec les milliardaires en quête de paix et d'un fisc magnanime. On en oublie presque les imperfections quotidiennes ou les échauffourées entre police et manifestants à chaque visite de Christoph Blocher.

Le Petit Futé créé en 1976 recense désormais près de 180 destinations et des collections en plusieurs langues. Il paraît après les Encyclopédies du voyage chez Gallimard; Lausanne est la seule ville suisse du catalogue depuis 2002, et le Cartoville du même éditeur. Titre qui dessine en 2007 la géographie de la capitale vaudoise quartier par quartier. Le Petit Futé anticipe en revanche l'entrée de Lausanne dans le City Guide de Louis Vuitton, bible du voyage chic et rare. C'est dire si la métropole et ses environs séduisent et attirent les voyageurs et leurs mentors.