Si des députés PDC se sont rapidement exprimés contre la décision du Tribunal fédéral, le président du parti Philipp Stähelin était resté plutôt discret. Pressé par les siens, il a toutefois fini par contester lui aussi ouvertement le jugement, allant jusqu'à déclarer, dans la SonntagsZeitung, vouloir intégrer dans la loi sur la nationalité actuellement en révision un nouveau passage autorisant à procéder aux naturalisations par scrutin populaire. En agissant ainsi, le PDC rejoint l'UDC qui compte lancer une initiative populaire sur la thématique. «Je ne suis pas certain que le TF ait mesuré toutes les conséquences de son jugement», a souligné le président du PDC au journal alémanique. L'ancien conseiller fédéral démocrate-chrétien Arnold Koller, maître d'œuvre de l'actuelle Constitution, avait auparavant avoué publiquement sa perplexité face à la décision du TF alors que le conseiller aux Etats appenzellois Carlo Schmid (Le Temps du 24 juillet), n'a pas caché sa vive indignation. Bruno Frick (PDC/SZ), qui s'est également exprimé dans les médias, s'est par contre montré plus mesuré, défendant même le TF: pour lui les naturalisations pourraient encore être l'affaire des assemblées dans les petites communes, alors que pour les plus grandes, il propose la création de