Le nom du restaurant résonne à lui seul comme une invitation. Au Bon Vin. Une pinte vaudoise comme on n’en fait plus, étriquée, avec ses boiseries anciennes, son juke-box et son portrait du général Guisan dédicacé. Rien n’y est tout à fait aux normes de notre époque. «Le patron est l’un des derniers du canton à faire boucherie lui-même», précise fièrement Philippe Leuba, en arrivant devant l’établissement niché au cœur du village vigneron de Chardonne. Mais pas le temps de s’y engouffrer qu’un cousin passe, interpelle l’élu, lui demande de ses nouvelles, avant de proposer prestement s’il a le temps pour un verre, forcément de blanc. Ce sera pour une prochaine fois.