Carnet de campagne 

Philippe Loertscher, un coup de jeune pour le parti

Le jeune candidat PLR vaudois se distingue des autres libéraux-radicaux en se positionnant pour la légalisation du cannabis et une flexibilisation de l’âge de la retraite

Samedi matin au marché de la Palud à Lausanne, difficile d’ignorer que nous sommes à deux semaines des élections fédérales. Sous l’horloge animée, un stand du Parti ouvrier populaire. Devant la fontaine fleurie, les Vert’libéraux. Au milieu de la place dominée par l’hôtel de ville, les militants UDC. Face à la ferme vaudoise, le PLR, côte à côte avec les socialistes. Tous essaient d’accrocher les passants en leur tendant une pomme, un verre de blanc: au PLR, on offre des gâteaux. Pomme-cannelle ou poire-chocolat.

Nous retrouvons le candidat Philippe Loertscher, 21 ans, pour le dernier épisode de nos carnets de campagne. L’assistant parlementaire d’Isabelle Moret se met à la disposition de son parti pour aider à «marquer le terrain» sur les stands des marchés, mais l’idée de se mettre lui en avant et de faire campagne pour sa propre personne est plus compliquée. «Il est plus facile d’avancer les arguments d’un objet de votation que de parler de soi», concède-t-il. Dans sa main, des flyers d’Olivier Français, le candidat du parti au Conseil des Etats. Là encore, il est plus simple pour Philippe Loertscher d’appeler à voter pour un collègue – qui plus est une figure connue – que pour lui.

«N'oubliez pas d'aller voter»

Les gourmands qui s’arrêtent devant le plateau de cakes ne font souvent pas attention aux couleurs politiques qui se cachent derrière, les candidats n’en rajoutent pas forcément. «N’oubliez pas de voter», glissent-ils seulement. Ce matin-là, Philippe Loertscher est le plus jeune du stand, il est entouré du conseiller communal Philippe Miauton, de la députée Florence Bettschart-Narbel et du municipal Pierre-Antoine Hildbrand.

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En tant que membre du comité de la jeunesse PLR, il se distingue de son parti sur quelques points. Il est partisan d’une légalisation du cannabis. Il ne comprend pas non plus pourquoi son parti refuse d’augmenter la TVA pour financer l’AVS. «Il vaut mieux prendre un peu d’argent partout pour financer les retraites. Je ne suis pas pour augmenter l’âge de celles-ci mais pour une flexibilisation. Les étudiants qui commencent à travailler à partir de 30 ans doivent pouvoir continuer à le faire après 65 ans s’ils le veulent.»

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Faire campagne pour le camp bourgeois dans une ville à très forte majorité de gauche n’effraie pas le candidat de Lutry. «Nous avons la chance d’être dans un canton où l’économie est bonne, mais il faut freiner les dépenses sociales, préconise Philippe Loertscher. Ne promettons pas ce que nous n’arriverons pas à tenir sur le long terme. Investissons davantage dans les infrastructures et la formation.» Voilà un discours en phase avec son parti.

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