Comme Mario Annoni avant lui, Philippe Perrenoud est nanti d'un rôle clé. Après avoir su tisser des réseaux médicaux et sociaux dans l'ensemble du canton, il devra se profiler comme le trait d'union entre la majorité alémanique et la minorité francophone (il est bilingue et dispose de la légitimité élective de sa région jurassienne et du canton), entre villes et régions périphériques, nantis et nécessiteux. Peut-être sera-t-il le plus «rouge» du gouvernement, adversaire de l'«hystérie des économies budgétaires» comme il la nomme. S'il accède au ministère de la Santé, il pourra mettre à l'épreuve sa philosophie dans l'organisation hospitalière.