Le nouveau chef de l’Armée sera romand. Le Conseil fédéral a nommé vendredi le divisionnaire Philippe Rebord, originaire de Bovernier (VS) et de Lausanne, à ce poste, où il succédera le 1er janvier au commandant de corps André Blattmann, qui prendra sa retraite à fin mars 2017.

Né le 22 avril 1957, Philippe Rebord ne sera que le troisième Romand à occuper cette fonction. Avant lui, et hormis le cas particulier du général Guisan durant la Deuxième guerre mondiale, seuls Christophe Keckeis (entre 2003 et 2007) et Louis de Montmollin (entre 1945 et 1957, qui portait alors le titre de chef de l’Etat-major général) ont dirigé l’armée.

Le divisionnaire Rebord est licencié ès lettres de l’Université de Lausanne et travaille à Lucerne. Il y dirige la Formation supérieure des cadres de l’armée depuis 2014. Il est également le remplaçant du chef de l’Armée André Blattmann depuis cette année.

Présence romande

Il est entré dans le corps des instructeurs de l’infanterie en 1985. Il a effectué un séjour d’études au Collège interarmées de défense à Paris. En 2009, il a pris le commandement de la brigade d’infanterie 2 et obtenu le grade de brigadier.

La désignation du divisionnaire Rebord renforce la présence romande dans un département qui, jusqu’à l’arrivée de Guy Parmelin, était très largement alémanique. Le ministre vaudois de la Défense s’est entouré d’une secrétaire générale de son canton et a nommé le commandant de corps fribourgeois Dominique Andrey conseiller militaire.

Outre-Sarine, des voix s’étaient fait entendre pour soutenir la candidature du rival de Philippe Rebord, le commandant des Forces terrestres Daniel Baumgartner, divisionnaire originaire de Suisse orientale et âgé de 54 ans.