Il a fait le déplacement. Le PDC Philippe Roch, ex-directeur de l'Office fédéral de l'environnement, est venu hier à la conférence de presse des Services industriels de Genève (SIG) pour apporter sa caution à la future centrale à gaz. Un soutien précieux, à l'heure où les radicaux et les Verts militent contre le projet jugé dépassé.

«Je suis là pour trois raisons», a expliqué Philippe Roch. D'abord, parce que «nous sommes dans une phase de transition vers la société à 2000 watts». Et qu'il faut en priorité éviter les centrales nucléaires, dit-il. «Le couplage chaleur-force est la meilleure solution de transition.»

Deuxièmement, argumente Philippe Roch, «le projet des SIG permet d'économiser 65000 tonnes de CO2 par année. Genève pourra notamment renoncer au courant produit par la centrale à gaz du Luxembourg, qui ne produit pas de chaleur.»

Finalement, se réjouit le démocrate-chrétien, les SIG s'engagent à appliquer un programme de compensation intégrale des émissions de CO2. «Et qui, mieux que les SIG, peut nous aider à atteindre la société à 2000 watts? Aucun autre acteur n'en a les moyens. C'est la première fois, depuis une dizaine d'années, qu'un fournisseur d'énergie prend la responsabilité de réaliser des économies d'énergie.»