Vaud

Phillippe Leuba en Arabie saoudite: les Verts vaudois s’indignent

Le Conseiller d’Etat vaudois en charge de l’économie, de l’innovation et du sport accompagne le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en Arabie saoudite. Un voyage que condamnent les Verts vaudois

«Ce voyage est symptomatique d’une politique économique qui vise le seul profit à court terme». Alberto Mocchi, président des Verts vaudois, est ferme. Son parti a publié mercredi un communiqué qui critique la présence du Conseiller d’Etat vaudois Phillippe Leuba au sein du voyage à vocation économique du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann en Arabie saoudite.

Philippe Leuba sera du voyage de mercredi à lundi, soit en Indonésie et en Arabie saoudite. Mais c’est l’étape saoudienne seule qui irrite les Verts vaudois, comme l’explique Alberto Mocchi: «L’Arabie saoudite bafoue le droit des femmes et de certaines minorités et il pratique la peine de mort: c’est un pays non démocratique».

Le potentiel commercial ne justifie donc pas, pour le parti écologiste, le voyage. «Nous ne voulons pas de ce type de promotion économique pour le canton de Vaud».

Plus que la présence de Philippe Leuba, c’est le voyage tout entier qui pose problème aux Verts vaudois: «Cela vaut à notre sens aussi pour Johann Schneider-Ammann. Il faut sortir de cette logique que tout contrat est bon, et pour chaque projet, il convient d’examiner les impacts qu’il peut avoir à l’aune du développement durable».

L’escale indonésienne passe mieux auprès du parti. D’autant que le conseiller d’Etat y défend l’agriculture vaudoise en souhaitant limiter l’importation de l’huile de palme.

Les Verts soulignent dans leur communiqué, non sans une certaine ironie, qu’ils sont «surpris, mais ravis, de constater qu’en Indonésie, le ministre libéral adopte désormais une position critique vis-à-vis du libre-échange agricole, réalisant apparemment enfin les conséquences néfastes qu’ils dénoncent quant à eux depuis toujours».

Philippe Leuba étant actuellement dans l’avion, il n’a pu être joint par Le Temps. Mais dans une interview donnée au 24 heures parue mercredi, le Conseiller d’Etat répondait déjà aux interrogations concernant les droits de l’homme: il défend un voyage à vocation économique et une politique de dialogue avec ces deux Etats qu’il rappelle être membres de l’ONU.

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