Au début de son mandat, il était aux yeux de la gauche «l’apôtre ultralibéral de l’austérité» au sein du gouvernement bernois. Après deux ans de pandémie, le patron de la Santé, Pierre Alain Schnegg, se retrouve en être le membre le plus en vue, et probablement l’un des plus respectés. Le seul francophone du Conseil exécutif n’a pas trop de soucis à se faire pour sa réélection le 27 mars prochain. Son seul adversaire dans le Jura bernois, Peter Gasser, fustige certes l’UDC et «sa politique qui divise la population et fait fi du service public», mais sans jouer l’homme. «Pierre Alain Schnegg a été bon dans la gestion de la crise du covid, à part quelques détails sur lesquels il ne vaut pas la peine d’ergoter», relève le candidat d’«Ensemble socialiste».