Pierre Chiffelle rigole. L’avocat d’Helvetia Nostra vient de lire un billet du Nouvelliste. Celui-ci s’interroge sur la composition de la cour du Tribunal fédéral qui s’est prononcé mercredi sur l’entrée en vigueur de l’interdiction de construire des résidences secondaires. Le Tribunal fédéral a tranché contre l’avis des Valaisans, annulant les permis de construire demandés après le 12 mars 2012 et pour lesquels un recours était encore pendant.

Lundi, Le Nouvelliste s’étonne de ce que le juge Jean Fonjallaz, président de la cour qui a statué sur les recours liés à la Lex Weber, est un «proche de Pierre Chiffelle». Le quotidien valaisan souligne qu’ils ont fréquenté la même faculté de droit, qu’ils sont tous deux socialistes vaudois et que «Pierre Chiffelle est membre de la Commission des affaires juridiques au Conseil lorsque Fonjallaz est élu juge fédéral.»

L’avocat vaudois répond au Temps qu’il n’a pas fait partie de la même volée universitaire que Jean Fonjallaz. «C’est une connaissance de parti comme les 3000 autres socialistes vaudois et la Commission des affaires juridiques n’a et n’avait strictement aucune influence sur l’élection des juges», explique-t-il. «Le Valais continue sur sa lancée, c’est une petite réaction de mauvais perdants radoteurs.» Pierre Chiffelle ajoute que l’un des juges est aussi le frère d’un président de commune tessinoise visée par plusieurs recours. Ce qui n’enlève rien à l’impartialité de la cour, formée de cinq juges, «dont quatre issus de partis bourgeois ».