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Sur les champs pétrolifères de Soroush, juillet 2005.
© RAHEB HOMAVANDI

extraits de presse

Pierre Maudet et sanctions contre l'Iran au menu de la presse du dimanche

Les entreprises helvétiques limitent déjà les engagements en Iran, indiquent certains journaux. Par ailleurs, à Berne, des parlementaires auraient acquis un tel poids qu'ils composeraient désormais un «cabinet de l'ombre»

Le voyage controversé de Pierre Maudet à Abou Dhabi, mais aussi les sanctions américaines contre l'Iran et «le cabinet secret» du Conseil des Etats occupent la presse dominicale. Voici quelques-uns des titres non confirmés à l'agence ATS.

Pierre Maudet: Le conseiller d'Etat genevois Pierre Maudet, pointé du doigt pour son voyage controversé à Abou Dhabi, n'est pas intervenu dans l'attribution à l'entreprise Dnata, basée aux Emirats arabes unis, de la maintenance au sol à l'aéroport de Genève, affirme André Schneider, le directeur général de Cointrin dans Le Matin Dimanche. «La procédure est strictement encadrée selon des directives européennes et suisses», précise-t-il. «Chaque entreprise se voit attribuer des points par des experts indépendants en fonction de critères validés par l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC)», ajoute-t-il. Il souligne que la décision finale revient à la direction puis au conseil d'administration de l'aéroport. Un recours avait été déposé en avril 2016 contre le choix de Dnata par une société concurrente écartée. «L'OFAC a (...) estimé en décembre 2016 que la décision d'adjudication avait été prise selon les normes en vigueur», répond André Schneider.

Lire aussi: Pierre Maudet en mauvaise posture

Sanctions contre l'Iran: En raison du retour imminent des sanctions américaines contre l'Iran, les entreprises suisses implantées dans la république islamique n'acceptent plus les nouvelles commandes depuis l'annonce du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, le 8 mai, indiquent le SonntagsBlick et la NZZ am Sonntag. Certaines d'entre elles ont entamé les démarches pour fermer leurs bureaux en Iran, affirme le président de la chambre de commerce Iran-Suisse, Sharif Nezam-Mafi. Selon un expert, les entreprises n'auraient pas seulement peur des sanctions américaines, mais la conclusion d'affaires deviendrait aussi de plus en plus difficile en Iran. Le dernier espoir pour les firmes suisses est la loi de l'UE dite de blocage, qui permet aux entreprises et tribunaux européens de ne pas se soumettre à des réglementations sur des sanctions prises par des pays tiers. Selon un porte-parole de la Commission européenne, il est possible pour la Suisse de prendre des mesures. La Confédération n'a cependant encore rien décidé.

La décision américaine a déjà des répercussions pour les négociants de matières premières basés à Genève, rapporte Le Matin Dimanche. L'armateur danois de navires pétroliers Maersk Tanker, basé dans la cité de Calvin, a annoncé jeudi la cessation de ses activités en Iran. «Prouver que l'on ne traite pas avec l'Iran ne suffit pas; il faut vérifier que chaque cargaison est exempte de tout hydrocarbure venant de sociétés liées, même indirectement, à des Iraniens sur la liste noire» des Etats-Unis, explique un cadre de l'entreprise dans le journal. Pour le groupe britannique Vitol, «il ne fait aucun doute que l'activité de 'trading' avec l'Iran comme son financement seront touchés», explique une représentante de la firme.

A ce sujet: La redoutable arme des sanctions de Donald Trump

A Berne, un «cabinet de l'ombre»?: Un petit groupe de conseillers aux Etats donne le ton dans la politique fédérale suisse, affirme la NZZ am Sonntag. Selon le journal zurichois, le président du parti socialiste suisse Christian Levrat (FR), le syndicaliste saint-gallois Paul Rechsteiner, la présidente du Conseil des Etats Karin Keller-Sutter (PLR/SG), le PLR zurichois Ruedi Noser et les PDC lucernois Konrad Graber et soleurois Pirmin Bischof font partie d'un «cabinet fantôme», qui s'est formé ces dernières années. Le dernier coup en date du groupe est l'accord sur la réforme de la fiscalité des entreprises, combinant un projet fiscal à une stabilisation de l'AVS et présenté cette semaine. Les représentants de l'UDC ne font pas partie du réseau. C'est l'une des raisons pour lesquelles le plus grand parti de Suisse peine à trouver une majorité dans de nombreux dossiers, écrit la NZZ am Sonntag.

Assurances maladie et financements croisés: L'autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, la FINMA, est intervenue auprès de plusieurs caisses maladie en raison de commissions de courtage plus élevées et de soupçons de subventions croisées illégales, rapporte la SonntagsZeitung, citant plusieurs sources. La FINMA a notamment demandé des informations à Visana. Un porte-parole de la FINMA se contente de dire dans le journal que l'autorité de surveillance intervient en cas d'abus. Mais d'après la SonntagsZeitung, des subventions croisées seraient combinées entre l'assurance-maladie de base et les assurances complémentaires à la conclusion d'un contrat. Les caisses maladie factureraient 90% des commissions de courtage aux assurances complémentaires et 10% seulement à l'assurance de base. C'est l'une des raisons qui expliqueraient la grande différence des coûts administratifs, qui atteignent 5,2% en moyenne pour l'assurance de base et 19% pour les assurances complémentaires.

A Schaffhouse, une «mosquée Erdogan»: La ville de Schaffhouse a approuvé la construction d'une grande mosquée turque, selon le SonntagsBlick. Le bâtiment, long de 30 mètres, large de 16 mètres et haut de 12 mètres, coûtera 1,5 million de francs. Le premier coup de pioche doit être donné au milieu de l'année. D'après les plans de construction, la mosquée Aqsa comprendra deux salles de prières – une pour les hommes, une pour les femmes –, un local pour les jeunes, une pièce dédiée à la formation et une crèche musulmane. L'association islamique turque de Schaffhouse est à l'origine du projet, ce qui garantirait que la construction ne sera pas financée par des fonds étrangers, précise le journal. Le terrain appartient à la fondation islamique turque pour la Suisse, une branche du Diyanet, le ministère turc de la religion. Le président de cette fondation est Ali Erbas, un théologien confident du président turc Recep Tayyip Erdogan. Les imams, qui prêcheront à Schaffhouse, seront envoyés par Ankara.

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