L’ancien président du Parti libéral suisse (PLS) Pierre Weiss est décédé des suites d’une grave maladie à l’âge de 63 ans, ont indiqué les responsables du PLR réunis samedi en assemblée des délégués à Brigue (VS). Le Genevois a été un des artisans de la fusion avec le Parti radical-démocratique (PRD) en 2009.

Pierre Weiss a succombé d’une tumeur au cerveau. Avec l’ancien président du PRD Fulvio Pelli, il était une des chevilles ouvrières de la création du Parti libéral-radical (PLR). Il avait été nommé en 2005 responsable politique de l’Union libérale radicale, la structure chargée du rapprochement du PRD et du PLS.

«Un grand humaniste»

Réuni samedi à Brugg (AG) avec les membres de son parti, le président du PDC Christophe Darbellay a rendu hommage à «un grand humaniste»: «Nous avions beaucoup de contacts et je l’appréciais beaucoup. C’était un libéral mais il était avant tout un grand humaniste. Il était très attaché aux questions de société et au respect de la personne. Je l’ai croisé quelquefois durant sa maladie et j’ai été impressionné par sa volonté de se battre. Son décès me touche énormément».

D’autre collègue PLR ont préféré Twitter. A l’instar de la conseillère nationale vaudoise Isabelle Moret:

D’abord vice-président du PLS (2002-2005), Pierre Weiss a ensuite été président de 2008 jusqu’à la fusion, devenant le dernier président du Parti libéral suisse. Il avait tenté à trois reprises d’accéder au Parlement fédéral, en vain. A Genève, sa force de persuasion et ses talents de diplomate ont aussi été nécessaires pour faire aboutir ce mariage de raison en 2011. Pierre Weiss était une figure incontournable de la politique genevoise. Il siégeait depuis 2001 au Grand Conseil où il a notamment présidé la commission des finances.

Il a porté à bout de bras la fusion des caisses de pension publiques. Rapporteur de majorité dans ce dossier d’envergure, l’habitant de Soral a contribué avec succès à convaincre une partie de la droite à l’impérative nécessité de voter le plan d’assainissement proposé par le Conseil d’Etat.

Amateur d’opéra

Sur le plan professionnel, Pierre Weiss était chargé de cours à l’Université de Genève. Mais le sociologue avait aussi un pied dans le milieu économique en tant que directeur de la formation de la Fédération des entreprises romandes (FER).

Amateur d’opéra et féru de langues étrangères, Pierre Weiss était membre de la Société des Arts. Il s’est aussi beaucoup investi comme président de l’Association Suisse-Israël (section genevoise) et de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme. Il publiait des chroniques dans différents journaux.

Un long combat

Marié et père de trois fils adultes, Pierre Weiss avait découvert sa maladie en janvier 2013. Il avait alors médiatisé son combat contre ce glioblastome de type IV. Après une rémission d’une année, la maladie avait de nouveau gagné du terrain. Il avait alors tenté un traitement expérimental à base d’électrodes fixées sur le crâne. Il a participé aux séances du Grand Conseil avec cet impressionnant appareillage jusqu’à la fin 2014.