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Pierre-Antoine Hildbrand remporte le 7ème siège de la municipalité lausannoise lors du second tour des élections.
© Bertrand Cottet

Vaud

Pierre-Antoine Hildbrand, un seul élu pour 40% des Lausannois

Elu haut la main, le PLR Pierre-Antoine Hildbrand sera le seul représentant de la droite à la Municipalité de Lausanne. Il a bénéficié de voix de la gauche pour éviter un exécutif monocolore

Quand il s’agit de désigner leur gouvernement, les Lausannois ont le mérite d’être clairs. Après avoir plébiscité un exécutif majoritaire de gauche au premier tour, ne laissant que 25% des voix au meilleur élu de droite, ils lui confiaient dimanche le septième siège municipal à près de 62%. Dès lors, la Municipalité reste dans la même configuration que celle qui a été en place depuis 2006, soit trois socialistes, deux Verts, un POP et un PLR. La participation n’a pas même atteint 21%.

Seul contre tous au sein de l'exécutif

Pierre-Antoine Hildbrand souffle enfin. La campagne a été difficile, tout comme la perte de son coéquipier Mathieu Blanc dans le raz-de-marée de la gauche au premier tour. «Durant l’entre-deux tours, le discours de l’extrême gauche a été très fort et mon élection n’était pas assurée», avoue-t-il en exprimant sa gratitude envers les Lausannois de tous bords politiques qui l’ont soutenu. En effet, au vu des résultats, le secrétaire patronal de 39 ans a dû bénéficier pour sa victoire du report des voix de l’UDC, ainsi que de votes de gauche. Seul contre tous au sein de l’exécutif, le nouvel élu reçoit les conseils d’Olivier Français, municipal PLR sortant. «Les relations humaines sont devenues plus compliquées durant la dernière législature. Il faudra faire attention de ne pas être mis aux affaires marginales». Par là, il pense notamment à la police. «Lui attribuer l’unique représentant de la droite, c’est un piège! La sécurité doit être en mains de la majorité». La répartition des dicastères est prévue pour avril. Le nouveau syndic Grégoire Junod devrait être élu tacitement, selon toute vraisemblance.

Lire aussi : Dans les villes vaudoises le PLR continue sa progression

Pour Olivier Français qui a vécu l’équilibre quatre à trois au sein de l’exécutif lausannois, la répartition six à un n’est absolument pas représentative. «Il s’agira pour la Municipalité de respecter 40% de la population en écoutant Pierre-Antoine Hildbrand». Et de vanter les mérites de son futur remplaçant. «C’est un véritable leader qui a joué un rôle favorable au moment de la fusion des radicaux et des libéraux. La gestion n’était pas évidente, entre ces deux familles politiques qui n’étaient pas toujours d’accord. Il est attentif à l’autre, rigoureux et a l’esprit de synthèse.»

Une droite sous représentée

En seconde position, avec 25% des voix, se trouve Hadrien Buclin, candidat de Solidarités. Avec cette candidature, l’extrême-gauche souhaitait avant tout militer contre le volet vaudois de la 3e réforme de l’imposition des entreprises, soumise au vote le même jour. Hadrien Buclin estimait dimanche avoir réussi «un score honorable pour la gauche combative et alternative».

L’alliance rose-rouge-verte ne revendiquait pas ce septième siège. «Une Municipalité entièrement de gauche n’aurait pas été saine», confie le municipal socialiste Grégoire Junod, seul candidat à la syndicature. La logique d’alliance exige trois socialistes, deux Verts et un POP. Grégoire Junod se dit conscient de la sous-représentation de la droite, mais souligne aussi que «c’est le cas dans toutes les majorités et c’est ce qui fait qu’une ville est gouvernable». «C’est de notre responsabilité que d’écouter la minorité. On l’a vu sur les vingt-cinq dernières années à Lausanne: c’est lorsque la majorité se braquait que l’électorat tournait». La tentation de refuser «les miettes que la gauche nous laisse» a effleuré certains esprits de la droite lausannoise qui l’ont toutefois rapidement écartée. L’élément central de la nouvelle législature sera le développement des nouveaux quartiers lausannois. Le principal défi que se lance son nouveau syndic: y développer la cohésion sociale.

Statut quo, donc, pour la composition du gouvernement. La principale nouveauté vient d’un léger changement générationnel. La Municipalité compte désormais trois nouvelles têtes, avec la Verte Natacha Litzistorf, 47 ans, et le popiste David Payot, 37 ans, élus dès le premier tour.

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