L’avenir du Parti chrétien-social (PCS) se joue avec Pierre-Olivier Nobs. Présent dans une poignée de cantons seulement, le PCS n’a qu’un siège au Conseil national. La Fribourgeoise Marie-Thérèse Weber-Gobet a perdu le sien aux élections fédérales d’octobre, mais le parti en a gagné un à Obwald.

Le PCS est dès lors moribond à Fribourg. Et les chances que Pierre-Olivier Nobs accède au gouvernement cantonal sont plus que minces, malgré une stratégie mise en place à fin 2010. Joaillier et secrétaire politique à 20% de l’Association transports et environnement (ATE), il est très peu connu à Fribourg.

Né en 1966, il estime avoir des chances: «Le PCS représente de 7 à 9% de l’électorat à Fribourg. Nous avons 24 membres dans des exécutifs communaux dans le canton, dont une professionnelle à Fribourg-Ville, et 4 syndics.»

Trop-plein pour les Vaudois

Son parcours politique se résume au législatif de la Ville depuis 2006 et au Conseil d’agglomération depuis 2008. «Je fais de la politique comme je fais des bijoux: une suite d’actions coordonnées et petites vers un but précis», explique-t-il.

Selon lui, l’administration fribourgeoise avance trop lentement. «Idem pour la fusion du Grand-Fribourg. Si l’on ne veut pas que Fribourg ne devienne qu’un trop-plein pour Vaudois en peine de terrains bon marché, j’ai ma carte à jouer de quelqu’un qui connaît la problématique urbaine et de l’agglomération.»

L’agriculture est le deuxième élément qu’il veut porter, avec un «aménagement intelligent, dont dépend aussi la mobilité». Adepte du bio, il estime qu’il faut garder «un potentiel pour l’agriculture de proximité».