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Pierre-Yves Maillard, candidat à la présidence de l'USS.
© Keystone / LAURENT GILLIERON

Succession à l’USS

Pierre-Yves Maillard obtient le soutien d’Unia

En étant soutenu par le plus grand syndicat de Suisse, le conseiller d’Etat vaudois prend une longueur d’avance dans la course pour la présidence de l’USS

La course est désormais bien lancée pour la succession de Paul Rechsteiner à la présidence de l’Union syndicale suisse (USS). Ce mardi 4 septembre, le comité central d’Unia a fait de Pierre-Yves Maillard son candidat. Comme ce syndicat, qui compte quelque 200 000 membres, est le plus grand de Suisse, le conseiller d’Etat vaudois apparaît plus que jamais favori.

Pierre-Yves Maillard l’avait dit et répété. Il ne serait candidat à la tête de l’USS qu’avec le soutien d’Unia. Il l’a donc obtenu, gagnant à sa cause «une majorité claire» face à Barbara Gysi, pour laquelle l’enjeu était moindre: elle a déjà été désignée candidate par l’Association du personnel de la Confédération, dont elle est présidente.

Lire aussi: Direction de l'USS: deux femmes pour barrer la route à Pierre-Yves Maillard

En revanche, le président de l’Union syndicale valaisanne (USV), Mathias Reynard, n’est pas venu défendre ses chances à Berne. Raison officielle: ayant été convoqué trop tardivement, il n’a pu se libérer, devant tenir une conférence de presse en Valais appelant à une manifestation pour l’égalité le 22 septembre prochain. Mais en fait, comme il l’a répété à plusieurs reprises, il ne veut pas provoquer de duel frontal avec le Vaudois. Il est déjà «très honoré» qu’on ait pensé à lui pour cette fonction. Dans l’immédiat, il déclare maintenir sa candidature, tout en précisant: «Je prendrai une décision définitive ces prochains jours.»

Un programme pour l’USS

«Cette nomination est importante», s’est pour sa part réjoui Pierre-Yves Maillard. «Mais ce n’est qu’une étape», ajoute-t-il. Il a désormais l’intention de présenter son programme à la petite quinzaine de fédérations qui composent l’USS. Un programme axé sur le renforcement du pouvoir d’achat des travailleurs. «Actuellement, les charges des familles croissent plus vite que les salaires. Je vais me battre pour une politique sociale qui apporte un complément du revenu.» Soit à l’image de son action politique dans le canton de Vaud à travers les subsides aux primes de caisse maladie ou les prestations complémentaires pour familles.

Pour le Vaudois, cette candidature est un retour aux sources. A la tête de la Fédération suisse des travailleurs de la métallurgie et de l’horlogerie (FTMH), Christiane Brunner l’avait engagé pour en faire le secrétaire régional dans les cantons de Vaud et Fribourg, fonction qu’il a assumée entre 2000 et 2004. Durant cette période, il a dû négocier plusieurs plans sociaux à la suite des fermetures de Veillon, une firme active dans la vente par correspondance, et d’Iril, une fabrique de bas à Renens.

Lire également: Dans le canton de Vaud, une succession Maillard pas si simple

Autre combat: à la suite d’une grève, la FTMH avait réussi à maintenir en vie Sapal, une société de plieuses automatiques à Ecublens. Pierre-Yves Maillard a aussi contribué à créer la Maison syndicale, regroupant alors la FTMH et le Syndicat de l’industrie et du bâtiment (SIB) sous un même toit à la Riponne à Lausanne.

La question des genres

Seule la question des genres peut encore stopper un Pierre-Yves Maillard qui a paraît-il fait très forte impression devant le comité central. A l’USS, d’aucuns estiment que l’heure d’une femme est venue après les vingt ans de règne de Paul Rechsteiner. Mais Barbara Gysi a semble-t-il été moins convaincante. Elle croit pourtant en ses chances. «Rien n’est joué, tout est ouvert», assure-t-elle en ajoutant qu’elle se battra pour obtenir le soutien d’autres fédérations de l’USS.

Si ce débat sur la représentativité féminine à la tête de l’USS restera ouvert jusqu’à son congrès du 30 novembre prochain, il est peu probable que ce dernier exige l’élection d’une femme. L’une de ses figures de proue est une femme: Vania Alleva, à la fois vice-présidente de l’USS et présidente d’Unia.

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