Dans son bureau des hauts de Lausanne, il n’y a aucune place pour la nostalgie. Pierre-Yves Maillard sait qu’il va devoir faire place au printemps, après quatorze ans passés à la tête des Affaires sociales et sanitaires du canton. Figure, tribun, patron de la gauche, il laissera une trace forte. Plus qu’un bilan, plutôt un héritage. Car déjà, même s’il repose sur un solide édifice législatif, existe en lui la crainte qu’on le dilapide, que ce qu’il a construit, tant du point de vue des acquis sociaux que de la politique de santé, soit attaqué.