Quand Genève perd les pédales, les pistes cyclables changent de couleur. Mercredi, les citoyens de la République, pourtant rompus aux incongruités, ont découvert des voies pour vélos repeintes en rose, une teinte peu officielle. Un clin d’œil des mouvements féministes? Non pas. Selon l’ancien conseiller administratif Rémy Pagani, c’est bien le fait de la ville de Genève, soucieuse de différencier les axes pour vélos déployés provisoirement en leur donnant «la couleur Covid». Ceux-là mêmes qui ont déclenché une nouvelle guerre des transports, à peine le début de la fin de la crise entrevue.