Genève

La plage publique des Eaux-Vives sort la tête de l'eau

A l'unanimité, le Grand Conseil a approuvé la modification de zone. Ce nouvel espace public qui comprend aussi la création d'un port devrait voir le jour en 2019

La plage publique des Eaux-Vives à Genève peut enfin rêver de soleil. Le Grand Conseil a donné vendredi son feu vert à sa réalisation. Un vote à l’unanimité qui a réjoui les conseillers d’Etat Luc Barthassat et Antonio Hodgers. Les députés ont approuvé la modification de la loi sur la protection générale des rives du lac en vue de ce projet qui prévoit aussi la création d’un port public et l’extension du port de la Nautique le long du quai Gustave-Ador.

Recours du WWF

Ce vote clôt une saga qui aura duré longtemps. En 2009, le Conseil d’Etat proposait la création d’un nouvel espace public sur la rive gauche du lac. Autorisé en 2010, le projet a dû être revu en juin 2013 suite à un recours du WWF contre l’autorisation de construire. Le Tribunal administratif de première instance lui donnait en effet raison, estimant qu’un projet de cette ampleur devait faire l’objet d’une procédure de planification préalable. Dont acte. «Nous sommes parvenus à un consensus avec le WWF avec cette modification de zone, explique François Lefort, député vert et fondateur de l’association des Amis de la plage. Notre association a certainement aussi contribué à ce que ce projet ne prenne pas l’eau. Et Luc Barthassat ne l’a pas oublié non plus.»

Grève d’un demi-kilomètre et passerelle piétonne

Concrètement, la plage publique des Eaux-Vives comportera quatre secteurs: la baignade, le port de plaisance, le port de pêche et la renaturation. Une grève de 460 mètres de long sur 65 mètres de large accueillera les amoureux de la nage entre Baby-plage et le Port-Noir. Elle sera bordée et protégée des vagues par une jetée avec un plan d’eau intérieur d’environ 1,8 hectare, traversé d’une passerelle piétonne. Le nouveau port public comprendra 226 places d’amarrage et 245 pour dériveurs, ainsi que six cabanes pour les pêcheurs professionnels. Le financement du projet est garanti par le crédit d’investissement de 60 millions de francs voté par le Grand Conseil en 2009. Rendez-vous à l’été 2019, si le projet tient ses promesses.

Publicité