La Suisse se dote d’un nouveau Plan d’action sur le radon pour la décennie à venir. Le Conseil fédéral a approuvé vendredi cette stratégie. Le radon, gaz radioactif naturellement présent dans le sol, peut s’accumuler à l’intérieur des bâtiments.

Le Plan d’action du gouvernement a pour objectif d’améliorer la situation dans le parc immobilier. Il vise par ailleurs à sensibiliser la population au risque sanitaire et à garantir la protection de la santé des travailleurs. Le radon est à l’origine de 200 à 300 décès par cancer du poumon chaque année en Suisse.

Du point de vue géologique, la Suisse est une région propice au radon. Depuis 2018, le niveau de référence pour ce gaz a été abaissé de 1000 à 300 becquerels par mètre cube. A ce jour, une mesure a été effectuée dans près de 6% des bâtiments de Suisse (ce qui correspond à plus de 150 000 bâtiments). Plus de 10% des bâtiments ont révélé un dépassement de ce niveau de référence.

Nécessité d’agir

Ces résultats sont préoccupants. Il s’agit donc de mettre en œuvre des mesures de protection coordonnées dans les différentes régions, en collaboration notamment avec les cantons et la Suva. Le Conseil fédéral mettra à disposition 3,5 millions de francs pour la mise en œuvre du plan d’action entre 2021 et 2030.

Pour les bâtiments, la Confédération recommande par exemple de profiter si possible exploiter les synergies avec d’autres travaux dans les bâtiments comme des rénovations, des désamiantages ou des assainissements liés au radium.

Le radon peut s’infiltrer dans les bâtiments et s’accumuler dans l’air ambiant. Le plan d’action s’inscrit dans la continuité de celui mené entre 2012 et 2020.