Planter un arbre. A l’heure du réchauffement climatique, l’annonce est lourde de sens. Les politiques l’utilisent à l’envi pour répondre aux critiques d’abattage massif ou combattre les îlots de chaleur. Dans les faits, l’arrivée d’un nouveau spécimen est précédée d’une série d’étapes invisibles du grand public: choix de l’espèce, emplacement, mode de plantation, respect des réseaux souterrains en place, ou encore coût. Décryptage à Genève, où la thématique bénéficie d’une attention politique grandissante après des années de tensions. Cette année, le conseiller administratif vert Alfonso Gomez a promis de planter près de 900 arbres. Trois fois plus que la moyenne annuelle.