Vaud

Le PLC, un parti communal en lice pour les cantonales

Les libéraux-conservateurs de Lausanne, réunis autour de Claude-Alain Voiblet, définissent leur ligne politique et leurs thèmes de campagne

Après s’être fait exclure de l’UDC Vaud en avril dernier, Claude-Alain Voiblet, député et conseiller communal lausannois, tenait mercredi soir en compagnie de son président Philipp Stauber l’assemblée de son nouveau parti libéral-conservateur (PLC).

L’électorat local visé

Dans le carnotzet du café Le Vaudois, à Lausanne, une grande part des dix-huit membres que compte aujourd’hui le groupe était réunie pour définir de manière participative la ligne politique et les thèmes de campagne du parti. Venant tous du district lausannois, ils visent un électorat local et souhaitent répondre à des problèmes concrets. Le PLC calquera ses positions fédérales sur celles de l’UDC Suisse. D’ailleurs, son logo rappelle intentionnellement celui du parti blochérien.

En lice pour les cantonales de 2017, le parti vise deux sièges au Parlement, mais ne fait pas encore de déclaration concernant le Conseil d’Etat. «Nous attendons de voir où est-ce que nos relations avec l’UDC Vaud nous mènent. Si nous nous allions avec eux, nous pourrions soutenir l’un de leur candidat au Conseil d’Etat», envisagent Philipp Stauber et Claude-Alain Voiblet. Du côté de l’UDC Vaud, on n’y comprend plus rien. Son secrétaire général Kevin Grangier, a espéré «jusqu’au dernier moment que cette fraction ne se crée pas».

Manque à gagner pour l’UDC

Car aujourd’hui, les deux sections coexistent au Conseil communal et en ont pour cinq ans. En attendant, elles s’entichent des mêmes sujets politiques. Claude-Alain Voiblet a récupéré cette semaine l’affaire de la vidéo, postée sur le groupe Facebook «Salafistes Dehors», montrant quelques musulmans priant à l’extérieur de la mosquée pour débattre de l’affaire, sous la bannière du PLC. Un manque à gagner en termes de visibilité pour l’UDC. Concernant la prohibition de la burqa, si le parti est globalement pour, son président Philipp Stauber se trouve face à une situation délicate: en véritable libéral, il n’est «pas pour les interdictions».

Mardi, l’un des sept conseillers communaux que compte le parti (contre cinq pour l’UDC), a endossé la présidence du conseil communal pour une année. Il s’agit de Valentin Christe, 26 ans, dont l’âge tranche avec les autres de son parti.

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