Genève 

Le PLR a adoubé Bertrand Reich pour dépasser l'affaire Maudet 

Candidate malheureuse à la présidence, Natacha Buffet-Desfayes a-t-elle fait les frais de son soutien au magistrat? Cet élément a joué un rôle, mais ce n’est pas le seul

Un vote tranché. Par 257 voix contre 136, le PLR genevois a préféré, mercredi soir, le calme de Bertrand Reich à la fougue de Natacha Buffet-Desfayes pour présider le parti et le sortir de la crise. Deux mois après l’assemblée chahutée du 15 janvier qui avait révélé au grand jour les fractures internes dues à l’affaire Pierre Maudet, le PLR a joué la carte de l’apaisement. Durant la soirée, le sujet a été soigneusement évité. La candidate malheureuse a-t-elle payé au prix fort son soutien affiché au conseiller d’Etat dans la tourmente?

Le choix de Bertrand Reich est avant tout une question de personnalité, analyse Renaud Gautier, ancien député PLR. «Son caractère rassembleur, très pondéré, qui n’élève pas la voix, c’est ce dont le parti a besoin en ce moment pour retrouver une certaine sérénité.» Face à un parti divisé, le candidat a donné, selon lui, l’impression de pouvoir être un «capitaine par tous les temps». «La page Maudet est momentanément tournée, ajoute Renaud Gautier. Il est urgent de se remettre à faire de la politique.»