Élections fédérales

Le PLR mise sur le micro-ciblage smartphone en main

Le Parti libéral-radical tente d’identifier sa clientèle potentielle à l’aide d’un algorithme

De tout temps, les partis ont recouru au porte-à-porte pour conquérir de nouveaux électeurs. Cette année, le PS prévoit 10 000 visites à domicile, a indiqué la cheffe de campagne, Nadine Masshardt (BE). Le PLR recourt aussi au démarchage à domicile. Mais sous une forme nouvelle: il intègre les possibilités offertes par le numérique, qui permettent de cibler les personnes réellement susceptibles de voter pour une liste libérale-radicale. Le parti a développé un modèle déjà utilisé dans d’autres pays. Il se fonde sur les données fournies par gfs.bern et par l’institut Sinus, fondé en Allemagne il y a quarante ans. Ces indications permettent de profiler la population et de segmenter les groupes cibles en fonction de leur revenu, de leur mode de vie, de leur logement, de leur consommation, de leur travail, etc., chaque groupe étant qualifié de «sinus-milieu».

La compilation des données permet de comparer le profil type de l’électeur PLR avec celui des habitants d’un immeuble, d’une rue ou d’un quartier. Les informations sont traitées par le programme numérique Ecanvasser, fréquemment utilisé aux Etats-Unis. Celui-ci indique en vert, sur une application, les rues où habitent les personnes les plus proches des idées libérales-radicales. Le parti envoie des émissaires frapper aux portes marquées en vert sur l’application. La couleur orange témoigne d’un potentiel moyen, alors que le rouge indique à l’émissaire qu’il peut passer son chemin. Le programme est aussi utilisé sur les stands que le PLR tient dans la rue et sur les marchés.