Encore plus qu’un latin, il est très important que la Suisse romande soit bien représentée au Conseil fédéral». L’affirmation ne vient pas d’un radical lémanique mais du conseiller national zurichois et vice-président sortant du PLR suisse Ruedi Noser.

«Vu de Zurich, Genève et l’arc lémanique sont un pôle économique très important», poursuit dans une interview au «Matin dimanche» celui qui est venu perfectionner son français en s’installant avec toute sa famille durant près d’une année à Versoix (GE). Il a d’ailleurs adhéré au Parti radical genevois et rempli le formulaire d’adhésion au Parti libéral de Versoix.

Pour les radicaux, il est aussi important que ce siège (que quitte Pascal Couchepin) soit romand, car «nous sommes le plus grand parti en Suisse romande», ajoute-t-il. D’après Ruedi Noser, la question que devra se poser le groupe parlementaire libéral-radical ne sera pas qui est le meilleur entre tous, mais qui est le meilleur parmi les candidats et lequel a des chances de remporter ce siège. A son avis, Fulvio Pelli ne sera pas candidat, si les choses se déroulent normalement.

L’UDC pourrait lancer son propre candidat pour succéder à Pascal Couchepin au Conseil fédéral. Tel serait le cas si le PLR devait présenter une personnalité trop europhile ou si la coalition qui a évincé Christoph Blocher se retrouvait pour imposer un PDC, prévient Toni Brunner.

Les libéraux-radicaux doivent savoir que l’UDC peut offrir à leur candidat davantage de voix qu’ils n’en disposent eux-mêmes, déclare le président de l’UDC Toni Brunner dans une interview à la «SonntagsZeitung». «Nous sommes certes tout à fait prêts à soutenir un libéral-radical le 16 septembre, mais pas s’il s’agit d’un ’euro- turbo’», note le président UDC.

La balle est dans le camp du PLR. A lui de trouver un candidat qui convienne à l’UDC, sans quoi il n’aura aucune chance devant le Parlement. Et le conseiller national st-gallois de révéler avoir proposé au PLR d’examiner d’autres candidatures, par exemple celle de Jean-Pierre Roth, qui quitte à la fin de l’année son mandat de président de la Banque nationale suisse.

Ce dernier trouvera davantage de soutien dans les rangs des parlementaires UDC qu’un Didier Burkhalter, affirme M. Brunner. Celui-ci s’attend toutefois à un scénario tout différent le 16 septembre. La coalition entre le PS, les Verts et le PDC, qui a déboulonné Christoph Blocher, pourrait tout à fait offrir son second siège au Parti démocrate-chrétien. Dans une telle situation, une candidature UDC constituerait une sérieuse option.

Par ailleurs, dans la NZZ am Sonntag, Fulvio Pelli indique que le groupe radical pourrait proposer deux candidats à la succession de Pascal Couchepin.