Mardi de bon matin, le PLR se penchera sur «l’affaire Maudet», qui figure au menu de son comité directeur. Il s’agira, pour le parti bourgeois, de décider de soutenir, ou non, son magistrat.

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En septembre dernier, il décidait de faire le dos rond. Mais cette stratégie pourrait être remise en cause, au vu des proportions que prend l’affaire avec deux nouvelles mises en prévention pour abus d’autorité et des perquisitions au groupe Manotel. Entre ceux qui veulent demander la démission du ministre et ceux qui continuent à vouloir le défendre, la séance risque d’être houleuse. Et son issue, dans un cas comme dans l’autre, pourrait aboutir à une crise grave.

D’un côté, un appel à ce qu’il remette son mandat serait suffisamment inédit pour mettre le parti à feu et à sang. De l’autre, on voit mal comment une décision de soutien pourrait être menée à bien par l’actuel président du parti, Alexandre de Senarclens, qui a déjà, en termes mesurés, expliqué les limites de l’exercice en cas de risque concret de procès. Lundi soir, les députés PLR tiennent leur caucus. Il n’est pas totalement exclu que l’affaire soit soulevée à cette occasion déjà.

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