Les libéraux-radicaux genevois demandent un meilleur contrôle du train de vie des organes dirigeants des entités para-étatiques. Dans le contexte actuel de «rigueur budgétaire», le parti annonce ce vendredi le dépôt d’une motion parlementaire invitant le gouvernement à «garantir une gestion rigoureuse des dépenses des conseils d’administration des régies publiques et conseils de fondation de droit public» et à harmoniser leur frais de fonctionnement. Le texte propose également d’édicter une charte de conduite commune aux différents conseils dont le fonctionnement et les dépenses seraient en outre rendus publics.

Bon de voyage

Selon Geoffroy de Clavière, secrétaire général de la formation, l’élément déclencheur de cette motion, cosignée par six députés PLR, a été le récent cadeau de départ offert aux membres sortants du conseil des Hôpitaux universitaires de Genève. En octobre, le syndicat SIT avait révélé que ces administrateurs s’étaient vu offrir un bon de voyage de 2000 francs en remerciement de leur labeur.

«Notre président, Alain-Dominique Mauris, qui vient d’accéder à ce conseil, a été interloqué par cette pratique: notre députation a réagi», raconte le secrétaire général. Ironiquement, le président sortant de cet organe était le libéral Michel Balestra. «En période d’austérité, il faut faire le ménage, y compris chez nous», explique Geoffroy de Clavière.

Les dépenses des régies publiques ont maintes fois fait parler d’elles. La rémunération du président des Services industriels avait notamment suscité la polémique en 2007.

Deux trains de réformes visant à réformer la gouvernance des institutions parapubliques du canton ont échoué devant le peuple, en juin dernier et en 2008. Le plus récent de ces projets visait notamment à encadrer les pratiques financières des organes dirigeants. C’est surtout la question de la représentation des partis politiques au sein des conseils qui avait toutefois suscité la contestation.