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De gauche à droite Claude Ruey, Ada Marra, Jean-François Mayer, Jacques-André Maire, et Dominique de Buman, lors de la conférence de presse présentant les résultats de la pétition contre la suppression des émissions religieuses de la RTS.
© CYRIL ZINGARO

Médias 

Plus de 23 000 signatures pour sauver les magazines religieux de la RTS

La pétition de soutien lancée par une large alliance de personnalités sera remise vendredi après-midi à la direction de la RTS

«Décapitation». «Saignée». «Amputation». Les membres du comité de soutien aux émissions religieuses de la RTS, ainsi qu'à la rédaction qui les produit, ont rivalisé de métaphores pour qualifier les effets de leur disparition. Trois magazines de la structure ad hoc RTSreligion, - Hautes fréquences, A vue d'esprit et Faut pas croire - sont menacées de suppression, dans le contexte du plan d'économies, annoncé à l'automne dernier par la RTS.

Cette décision a suscité l'incompréhension tant auprès des Eglises qu'auprès de politiciens de plusieurs bords politiques et que de la société civile. La pétition, lancée le 23 novembre dernier, a réuni plus de 23 000 signatures provenant de l'ensemble de la Suisse romande. «Il m'arrive encore des formulaires», commente l'historien des religions et directeur de l'Institut Religioscope, Jean-François Mayer, initiateur du texte.

Lire aussiLa RTS fâche en supprimant ses émissions religieuses

Soutiens politiques de droite et de gauche

Autour de lui, trois conseillers nationaux, le démocrate-chrétien Dominique de Buman et les socialistes Ada Mara et Jacques-André Maire, ainsi que l'ancien conseiller d’État libéral vaudois Claude Ruey défendent également le maintien d'une rédaction «qui traite du fait religieux» comme fait de société ou comme fait politique. Tous demandent à la RTS de «revenir sur sa décision et de continuer à mettre des moyens crédibles à disposition de la rédaction de RTSreligion». Celle-ci compte 12 postes en équivalents plein temps.

La pétition sera remise à la direction de la radio et de la télévision ce vendredi après-midi.

Dans cette vaste alliance, parmi les 23 000 signataires, de nombreuses personnalités politiques de divers bords politiques, des représentant des milieux culturels, d'anciens recteurs, des professeurs d'université, des philosophes, des sociologues, des médecins, d'anciens ambassadeurs, des représentants des Eglises comme l'évêque de Sion.

Plan d'économies 

En automne dernier, la SSR avait confirmé des coupes d'un montant de 40 millions de francs au total. La RTS est concernée par des économies de l'ordre de 11,4 millions de francs entre 2016 et 2018, dont 6,9 millions dans les programmes. Ceci sur un budget de 393 millions. RTSreligion verrait son budget raboté de 2,8 millions à 1,6 millions. «Un coup fatal», selon les pétitionnaires.

Dans cette structure particulière qu'est RTSreligion, les églises, représentées par Cath-Info et Médias-Pro, versent 1,2 millions, ce qui porte le budget total des émissions religieuses, à 4,1 millions, retransmission des messes et des cultes comprises. «La direction nous propose de nous concentrer sur la diffusion des offices religieux, c'est nous ramener à la sacristie!», s'indigne Bernard Litzler, le directeur de Cath-Info. Pour Jacques-André Maire, «c'est incompréhensible, à un moment où les analyses sur les faits religieux, sur leur interprétation et leur décryptage, sont plus nécessaires que jamais, notamment en raison de la montée des intégrismes».

Réflexion éditoriale

Dans un communiqué, la RTS rappelle pour sa part que «la thématique religieuse aura toujours sa place» dans les programmes. «Tout en maintenant les mesures d’économie indispensables à son équilibre budgétaire, la RTS confirme sa volonté de conserver des magazines qui traitent les questions religieuses», écrit-elle. Un groupe de travail sera mis sur pied pour réfléchir au contenu éditorial et «à une nouvelle offre de programme» à l'intérieur du nouveau cadre budgétaire.

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