Le rassemblement s’est déroulé sous le slogan «Jeune, enceinte, démunie?». La marche était organisée par diverses organisations chrétiennes, dont le parti politique l’Union démocratique fédérale. Les organisateurs souhaitaient ainsi contribuer à ce que deux tiers des grossesses chez les adolescentes ne se terminent plus par un avortement. Il s’agit d’une grande «détresse», selon une porte-parole du mouvement lors du rassemblement sur la place du marché. Une pancarte proclamait: «l’avortement est le meurtre d’un bébé!».

En fin d’après-midi, les participants ont organisé une marche, qui s’est déroulée de manière pacifique. Le long du parcours, certains manifestants ont été pris à partie par des personnes ne participant pas à la manifestation. La police a protégé le rassemblement et la marche avec un important dispositif. Une contre-manifestation a été neutralisée par la police.

Pas d’obligation de certificat

Les organisateurs avaient annoncé à l’avance qu’ils n’exigeraient pas de certificats ou de masques pour les participants au rassemblement. Ils ont seulement recommandé le port du masque lorsque le respect des distances s’avérait impossible, mais très peu de manifestants le portaient.

La manifestation a été plusieurs fois annulée par le passé. En 2019, l’autorisation n’avait pas été accordée pour l’organisation d’une marche au motif que la sécurité ne pouvait être garantie. Les opposants ont alors pu organiser un rassemblement statique, se souvient le Tages AnzeigerL’année passée, les organisateurs avaient invoqué la situation épidémiologique pour transférer la manifestation dans une salle à Winterthour. Ils avaient ensuite décidé d’annuler l’événement en raison des menaces des mouvements de gauche, raconte le journal.