Genève

Plus lourd que prévu, le déficit des Fêtes de Genève s’élève à 3,2 millions de francs

Les organisateurs de la manifestation prévoyaient un déficit de quelque 2 millions de francs en 2016. La facture, en hausse de 60%, aura des répercussions sur la prochaine édition

Les nouvelles sont mauvaises pour les Fêtes de Genève. La manifestation estivale genevoise – Geneva Lake Festival dans sa version anglophone – accuse des pertes beaucoup plus lourdes que prévues, a appris Le Temps. Son organisateur, la fondation Genève Tourisme avait obtenu une garantie de déficit de quelque 2 millions de francs. Ce sera 3,2 millions de francs, soit une hausse de 60%. Le budget global de la manifestation, lui, s’élève à environ 7,5 millions de francs.

«On peut s’attendre à un retour de la «saucisse-frites»

Comment les organisateurs rendent-ils compte de cette facture salée? Contacté, Genève Tourisme se contente d’une réponse laconique, par e-mail, indiquant que la fondation «n’a pas de commentaire à faire» et qu'«une communication suivra» concernant le «Geneva Lake Festival 2017». Dommage parce que l’addition fait grincer quelques dents dans les milieux proches de la fondation. Ceux-ci estiment que ces pertes auront des répercussions sur la prochaine édition: «On peut s’attendre à un retour de la «saucisse-frites» et une manifestation moins qualitative», présage l’un d’eux. D’autres espèrent que les autorités municipales et cantonales puissent apporter une aide financière à l’événement. Selon toute vraisemblance, cette possibilité devrait être rejetée par la Ville et le Canton, lesquels offrent déjà gracieusement l’occupation du domaine public.

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En 2016, les organisateurs avaient souhaité relever le niveau qualitatif de la première manifestation de Suisse, notamment en termes de nourriture proposée et d’esthétique des stands. Des efforts avaient également été consentis pour installer de nouvelles arrivées d’eau et construire un réseau électrique pouvant se substituer à des génératrices polluantes. De quoi faire dire au directeur de Genève Tourisme, Philippe Vignon, que ces déficits devaient être considérés comme des «investissements» et non comme une perte. Les Fêtes de Genève avaient également été fortement redimensionnées dans le temps et l’espace. L’empiétement sur le domaine public avait été diminué de quelque 30% et la durée de l’événement avait été réduite, de 25 à 10 jours. Reste que cette nouvelle affaire relancera la polémique qui règne autour de la manifestation et donnera assurément du grain à moudre à ceux qui veulent s’en débarrasser.

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