Son sourire pincé et ses doctes prêches donnent de Thierry Béguin une image austère, renforcée par ses précédents mandats au Conseil des Etats de 1987 à 1999 et de procureur de 1980 à 1997. Si quelques médisants osent l'accuser d'oisiveté, la plupart des observateurs estiment au contraire qu'il s'est taillé un costume d'homme d'Etat. Candidat providentiel du Parti radical en 1997, le Chaux-de-Fonnier établi dans le Bas donne une ligne centriste au département de l'Instruction qu'il dirige, estimant que l'école doit répondre aux besoins de l'économie sans en devenir l'otage. Reconnu pour son honnêteté, il est en porte-à-faux avec son parti en rejetant l'initiative qui préconise une baisse de la fiscalité, préférant avoir les moyens d'offrir une formation de qualité.