Le record de la 14e PDG est tombé samedi matin peu avant 09h00. Les Valaisans Florent Troillet (29 ans), Martin Anthamatten (26 ans) et Yannick Ecoeur (29 ans) ont rallié Zermatt à Verbier en 5 heures et 52 minutes, soit 20 minutes de moins que le précédent record établi en 2006. C’est la deuxième fois consécutive que le Valaisan Florent Troillet remporte la PDG. Lors de la dernière édition, en 2008, il avait effectué le parcours avec deux autres coéquipiers en 6 heures 24 minutes.

Les Italiens Manfred Reichegger, Matteo Eydallin et Pietro Lanfranchi ont décroché la deuxième place en 6 heures 23 minutes. Quelque dix-huit secondes les séparent des troisièmes, les Suisses Jean-Yves Rey, Jean-Daniel Masserey et Rico Elmer.

Après celui des hommes, c’est le record des femmes qui a été battu. Marie Troillet, soeur de Florent, Nathalie Etzensperger et Emilie Gex-Fabry ont effectué le parcours en 7 heures et 41 minutes. C’est douze minutes de mieux que le précédent record établi en 2008. Abandon de Marius Robyr

Le commandant de la course Yvo Burgener tire un bilan extrêmement positif de sa première PDG: «Tout s’est déroulé comme planifié. Le tracé était parfait et nous avons bénéficié d’excellentes conditions météo». Si l’on ajoute à cela la valeur et la bonne préparation des athlètes, tous les ingrédients étaient réunis pour faire tomber les records. Parmi les moments forts de cette course, Yvo Burgener retiendra ses poignées de main données aux patrouilleurs tout juste arrivés à Verbier: «J’ai vu alors dans leurs yeux qu’ils étaient contents. C’est ma récompense».

A 11h45, le commandant a dû prendre une décision nécessaire mais difficile: arrêter la course pour raison de sécurité pour les quarante patrouilles n’ayant pas encore abordé la Rosablanche. Dans ce secteur, des coulées de neige avaient été constatées en raison de la chaleur. Les patrouilleurs concernés ont été évacués par hélicoptère.

Comme lors de la dernière édition de la PDG, en 2008, Swiss Olympic a procédé a des contrôles antidopage. «Les résultats ne sont pas attendus avant deux mois», précise Yvo Burgener. En 2008, sur dix contrôles effectués, un s’était révélé positif. Un choc pour le commandant Marius Robyr qui signait alors sa dernière PDG après plus de 20 ans à la tête de la course. Rebelote en 2012

Après cette édition 2010 réussie, l’avenir de la PDG se dessine plutôt bien. L’édition 2012 est en principe assurée. Mais son maintien à long terme dépendra notamment de sa capacité à s’ancrer plus encore au niveau national.

Cette année, l’organisation a mis l’accent sur la Suisse alémanique avec un impact modéré: Sur les 1400 patrouilles, 125 étaient alémaniques. Mais pour Yvo Burgener, l’objectif était surtout de montrer que cette course existe en Valais et qu’elle est exigeante: en cela, l’exercice est réussi. Reste peut-être à mieux faire connaître encore le ski-alpinisme comme discipline sportive.